jeudi 11 septembre 2008

Le remake de Beverly Hills, 90210

SPOILERS!!







C'est bizarre, c'est à la fois la même série et pas du tout la même en fait. J'ai l'impression qu'il y a plus d'humour ou de tentatives d'humour, mais en même temps je n'ai pas vu beaucoup d'épisodes de la série originale en VO donc c'est difficile à dire. Le paysage audiovisuel ayant beaucoup changé ces quinze dernières années, ils étaient de toute façon obligés de mélanger un peu plus les genres. On sent l'effet Gossip Girl. Ce qui m'a surtout fait rire c'est Jessica Walter évidemment (la grand-mère). Elle joue quasiment le rôle de Lucille Bluth sauf qu'elle est ici une actrice hollywoodienne déchue – elle est même copine avec Linda Gray alias Sue Ellen.

Les intrigues sont du même type qu'avant et que dans tous les teen soaps : popularité, compétition, jalousie, secrets, drogue, fêtes, triangles amoureux... Et le fait que les frère et soeur débarquent de leur campagne comme Brandon et Brenda à l'époque donne un air de déjà vu. Pour l'instant rien de transcendant, ou d'hyper-original. Ce qui change le plus c'est que maintenant les révélations se font par textos et les coups bas par blogs interposés -- encore une fois Gossip Girl est passée par là.

Les jeunes acteurs ne sont ni ultra charismatiques ni complètement nuls. L'avantage c'est qu'on en connait certains : une de Degrassi, une de Nip/Tuck, une de Reaper, un de The Wire... Et puis bien sûr parmi les adultes Rob Estes de Melrose Place, Lori Loughlin de La Fête à la Maison et Summerland, Jessica Walter d'Arrested Development... On peut quand même se dire que même s'il y a des caricatures parmi les personnages – la petite fille riche populaire pourrie gâtée, la fille de la campagne honnête, la toxico voleuse, le sportif violent et menteur – il y a des nuances dès le premier épisode. Bon, même les nuances restent caricaturales – la petite fille riche est plus sensible qu'on ne le croit, la fille de la campagne se laisse corrompre par ce nouveau milieu, etc.

L'intérêt devrait donc résider dans la présence des anciens, à savoir pour l'instant Kelly (qui est conseillère d'orientation), Brenda (qui est actrice mais qui rend visite à Kelly), et Nat qui tient toujours le Peach Pit (qui ne ressemble plus du tout à la même chose...). En fait ce qui m'intéresse plus ce n'est pas ce qui leur arrive maintenant, comme l'histoire naissante de Kelly avec son collègue, mais plus ce qui leur est arrivé entretemps. On sait que Kelly a un petit garçon mais on ne sait pas de qui, on sait que c'est un ancien amour de lycée donc c'est Brandon, Dylan ou Steve (vu les cheveux Steve est très possible). J'imagine que l'identité du père dépendra de quel acteur acceptera de revenir dans la série. La demi-soeur de Kelly et de David Silver va maintenant au lycée, ce qui nous donne à tous un gros coup de vieux, et on aperçoit également Hannah, la fille d'Andrea Zuckerman. On revoit donc la mère de Kelly, et je suppose qu'on devrait entendre parler d'Andrea, peut-être même la voir... Je suppose que la venue d'autres anciens dépendra de l'audience de la série – ce sont déjà pour la plupart des has been, alors il ne faut pas risquer d'être associé à un échec hein... Le premier épisode a en tout cas fait la meilleure audience de la jeune chaîne CW, environ 5 millions de téléspectateurs.

Un bon point pour moi quand même, ils ont passé I'm Yours de Jason Mraz pendant une scène du pilote. D'ailleurs il y a beaucoup de musique dans ce premier épisode, on se croirait dans Grey's Anatomy. Dans le pilote : Coldplay, Adele, les Ting Tings...
Autre bon point : la série est tournée à Torrance High, comme l'originale, et comme Buffy. Ca fait toujours plaisir de revoir ces escaliers et cette façade. Ca me donne l'impression que Xander va arriver en skate et se casser la figure.

Bilan mitigé donc : c'est loin d'être une claque télévisuelle, ça pourrait bien devenir un guilty pleasure... mais il y a du Rob Thomas (créateur de Veronica Mars) là-dedans donc j'ai envie de croire que ça ne peut que s'améliorer, même si le troisième épisode, enfin deuxième si on compte le pilote comme un double, n'était vraiment pas terrible et en plus, même pas de Jessica Walter!



Changement rapide de sujet, Theo Tams a gagné Canadian Idol, yay!


mardi 2 septembre 2008

Dr Horrible's Sing-Along Blog - BO

Eh bien ça y est, la bande originale de Dr. Horrible est disponible sur iTunes, y compris sur iTunes France, ce qui est d'autant plus étonnant qu'ils n'ont toujours pas la vidéo, mais bon il ne faut pas chercher! Wow, je viens de voir que l'album est déjà 2ème des ventes de BO sur iTunes, et 22ème tous albums confondus, yes!
Je n'ai pas encore écouté, boulot oblige, mais ça fait plaisir et ça fera patienter jusqu'au DVD...



(ça m'embête de le dire mais je suis presque déçue que 'On the Rise' s'appelle 'My Eyes')


Sinon rentrée télé, suis-je la seule à être un peu curieuse de voir le nouveau Beverly Hills? Et Gossip Girl a repris aux Etats-Unis hier soir, et démarre sur TF1 samedi après-midi. Une des seules nouveautés intéressantes sur les chaînes françaises d'après ce que j'ai vu jusqu'à présent.

Bon, et à part ça, il faut que j'arrête de passer mes journées à m'amuser sur les applications de facebook...

samedi 16 août 2008

Cute boys

J’avais l’impression d’avoir déjà fait ce post mais j’ai dû l’imaginer. Je voulais faire une sorte de liste des mecs les plus mignons tous médias confondus. Mais pas genre Brad Pitt, George Clooney, Johnny Depp... Parce que même si je n’ai rien contre ils n’ont pas besoin de moi pour faire parler d’eux. Donc parlons de ceux qui sont souvent ignorés ou oubliés, voire méconnus surtout en France. (Liste, pas classement. Ce serait trop dur de les départager)

-Une évidence, même s’il a rarement le premier rôle : Paul Rudd.

Il était dans plein de comédies à succès comme 40 ans toujours puceau, Anchorman, Une Nuit au Musée, En cloque mode d’emploi... Il est le « maître de cérémonie » du film The Ten – c’est un film composé de dix histoires qui se croisent parfois, autour des dix commandements. Il lance chaque séquence et lui, sa femme dans le film (Famke Janssen) et Jessica Alba ont aussi leurs petites histoires.
Je crois que la première fois que je l’ai vu en fin de compte c’était dans Romeo + Juliet de Baz Luhrmann, où il m’avait fait rire en dansant avec Claire Danes, déguisé en astronaute. Je n’avais pas encore vu Clueless, où il jouait le... demi-frère (?) de Cher. Je ne suis pas spécialiste de Clueless.
Et puis il est arrivé dans Friends dans le rôle du petit ami puis mari de Phoebe, Mike Hannigan. Il était le parfait pendant pour Phoebe, plus « normal » qu’elle a priori, tout en acceptant et en aimant toutes ses excentricités. Il a aussi eu un rôle dans la saison 3 de Veronica Mars, où il jouait un rocker qui fait son comeback.

-John Krasinski

Alias Jim! Halpert dans The Office
Ca tient sans doute beaucoup au personnage, plus qu’à l’acteur puisque je l’ai à peine vu ailleurs. Quoique... lors d’interviews chez Conan O’Brien il était très drôle. Sinon, il a un petit rôle dans Dreamgirls, dans The Holiday (avec Cameron Diaz), et il était opposé à George Clooney récemment pour conquérir Renee Zellweger (quelle idée !) dans Leatherheads [Jeux de Dupes].Mais Jim, ah la la, Jim est génial. Il fait pourtant des conneries des fois. Mais c’est Jim. On pourrait tout lui pardonner avec un sourire en coin à la caméra. Sa relation avec Pam (amicale et amoureuse) et ses blagues à Dwight font de lui l’homme idéal de la télé américaine.

-Dans un autre style, Jon Stewart


Ce n’est pas qu’il ne soit pas mignon en soi, mais il faut être honnête c’est plus son humour et son intelligence qui lui donnent du charme. Il a commencé comme humoriste mais s’est surtout révélé dans la présentation du Daily Show (tous les jours 12h45 sur C+ décalé en France). Il est souvent l’un des seuls à ne pas servir la soupe aux politiciens qu’il invite. Et il arrive pourtant à être respectueux même avec les invités avec qui il n’est pas d’accord. Qui plus est, l’émission étant diffusée sur l’équivalent américain de Comédie il peut tout se permettre sans avoir les limites d’un journaliste. C’est aussi un grand spécialiste de l’autodérision. Il est le premier à reconnaître qu’il est mauvais acteur et se moque de sa filmographie, notamment de Death to Smoochy [Crève, Smoochy, crève], du Manège Enchanté où il fait la voix du méchant ressort... Et comme chaque année de présidentielle US, le Daily Show est le meilleur moyen de suivre la campagne électorale.

-Robert Downey Jr

Bon là j’arrive après la bataille parce qu’il est revenu sur le devant de la scène avec Iron Man, mais il a toujours été génial, de Chaplin à Kiss Kiss Bang Bang en passant par Ally McBeal. Pas grand chose de plus à dire sur lui, si ce n’est qu’à voir les MTV Movie Awards 2008 il a aussi l’air de savoir rire de lui-même et de son succès actuel.

-Nathan Fillion

Need I say more ? Là ce n’est pas que le personnage de Mal Reynolds, c’est vraiment Nathan. Il suffit d’avoir vu ou lu une interview de lui, ou bien une vidéo de convention, pour comprendre qu’il est drôle, adorable, intelligent... et Canadien en plus ! Si si, c’est souvent bon signe (attention, Canadien pas Québécois). Tous les acteurs de Firefly s’accordent à dire que c’était aussi leur capitaine hors caméra, pas dans le sens où il jouait les chefs, mais dans le sens où il était celui qui les rassemblait, qui leur permettait de garder espoir même après l’annulation de la série... Et il en va de même pour les fans : il était présent sur les forums, il a toujours été très abordable lors des conventions et autre. Et on peut maintenant ajouter qu'il sait chanter! "Everyone's a hero in their own... WAYYYYY!"

-John Barrowman

alias Captain Jack Harkness
Ou l’acteur dont les femmes regrettent le plus qu’il soit gay depuis les beaux jours de Rupert Everett. Il a même épousé son compagnon, Scott. Bon, lui aussi je le connais surtout pour un rôle donc c’est peut-être uniquement le personnage. Ou le physique. Quoique... il chante bien aussi. Il est surtout connu dans le milieu des comédies musicales au départ (cliché !). Ecossais de naissance il a vécu aux Etats-Unis pendant longtemps ce qui lui donne un accent intéressant, et changeant selon les interlocuteurs. Pour avoir vu quelques interviews de lui, il a l’air très porté sur la chose (cliché !). Et pour les fans de Buffy, il faut voir le premier épisode de la saison 2 de Torchwood, Kiss Kiss Bang Bang, où lui et James Marsters (Spike) ont une scène... mémorable.

-Jason Mraz

Oui bon, quand on a des obsessions hein...Là c’est l’ensemble. L’auteur-compositeur, le chanteur et la personnalité qu’on découvre dans les blogs, les interviews et les vidéos. Oh, comme c’était bien les vidéos Invisible Microphone News ! Enfin bref, je parle de lui tous les deux blogs alors je vais arrêter.

En vrac :
-Los Bluth Hermanos, Jason Bateman (les cheveux ! il a joué dans Ricky ou la Belle Vie !) et Will Arnett (la voix ! l’air guitar !)


-récemment David Cook mais ça va peut-être passer (ils l’ont vraiment relooké mine de rien, un peu de barbe, une mèche qui change de côté et ça change tout !)


-j’ai eu ma période Vince Vaughn après l’avoir vu remplacer David Letterman il y a quelques années mais il s’est un peu laissé aller depuis...


-Callum Blue, ah Mason, Mason, Mason...


-James McAvoy, que j’ai découvert assez récemment. A chaque fois que j’en entendais parler je me demandais pourquoi tout le monde avait l’air aussi dingue de lui. Et puis j’ai vu Atonement et j’ai commencé à comprendre. Je l’ai vu aussi en interview récemment dans le Daily Show et il est drôle en plus ! Et il a un bon accent écossais.


-Taye Diggs, ou comme dirait Jack dans Will & Grace « Me digs Taye Diggs »


-Jamie Bamber (sauf dans sa période « un an après » parce que je suis superficielle des fois). Je me suis retenue de mettre la fameuse photo avec la serviette pour que mon blog reste décent, mais... elle est facile à trouver ;)


-j’avais oublié Noah Wyle,

qui était mon docteur préféré jusqu’à...

-THE Doctor (Doctor Who). Que je ne connais que joué par Christopher Eccleston et David Tennant pour l’instant mais qui est le personnage culte par excellence. Là ce n’est plus une question d’être mignon ou d’avoir du charme, c’est juste le charisme d’un personnage à la fois héroïque, impitoyable, curieux et philosophe.


-et l’autre docteur, House. Est-ce bizarre de trouver Hugh Laurie plus attirant maintenant qu’il a vieilli, qu’il perd ses cheveux, et qu’il joue un personnage désagréable qui boite et se drogue ? Encore une fois le charisme, l’intelligence et l’humour y sont pour beaucoup.


-il convient bien sûr maintenant d’ajouter le dernier Docteur en date, Dr. Horrible. Parce que Neil Patrick Harris est meilleur chanteur que je ne l’aurais cru (quand on habite loin de Broadway, c’est difficile à savoir) et qu’il a un des visages les plus expressifs qui soit.


-un que je n’avais jamais vraiment remarqué c’est Liev Schreiber (les Scream, Denise au Téléphone...). Et puis je l’ai vu de plus près lors du Festival du Film Policier de Cognac et oui, il est bien mieux en vrai qu’à l’écran.


-je me rends compte que ma liste ne contient pas de Français... hmmm alors je dirais Sagamore Stévenin. Pour l’avoir aperçu en vrai lui aussi au Festival de Cognac, il est pas mal du tout !



mentions spéciales pour :
-les bras de Ben McKenzie dans les saisons 3 & 4 de The OC (Newport Beach)
-la voix d’Alan Rickman
-l’accent de Fran Healy (du groupe Travis)
-le cerveau de Stephen Fry
-le langage de Joss Whedon

mardi 12 août 2008

Nostalgie

Pour celles (et ceux, peut-être) qui ont eu des Barbie dans les années 80, vous allez peut-être reconnaître comme moi des anciennes compagnes de jeu.

Après être tombée sur une photo d'une vieille Barbie sur un site j'ai fait quelques recherches et j'ai trouvé sur eBay pas mal de photos, ce qui me fait d'autant plus plaisir que mes Barbie ont disparu il y a bien longtemps lors d'un déménagement (sans doute dans une poubelle, snif).


Quand je l'ai vue sur le site celle-là je me suis souvenue que c'était une de mes préférées. Il y avait effectivement une montre en cadeau que j'avais portée un moment. Je me souviens bien de la tenue rose mais je verrais mieux la Barbie de droite avec... Bizarre.





Et puis il y a la série des "rock stars". J'avais même une scène avec des instruments de musique et des socles où l'on coinçait les jambes des poupées pour les faire "danser".
J'avais deux garçons : un Ken blond avec des cheveux longs et un Derek (je me serais pas souvenue de son nom honnêtement) brun aux cheveux courts beaucoup plus mignon. Et puis une Barbie qui pour l'époque semblait bien fashion avec du rose fluo et des franges. Et il me semble un maquillage très prononcé.




Elle ne s'appelle pas Barbie mais Miko aux USA et c'était indiqué Marina ailleurs. C'est vrai que Miko en France ça aurait pu prêter à confusion. Je la trouvais très jolie avec ses cheveux longs et bruns, ça changeait de Barbie!



Elle aussi je crois que je le préférais à Barbie en fait. C'était Whitney aux Etats-Unis, par contre je ne me souviens plus de son prénom en France, je ne crois pas que ce soit ça. Si quelqu'un s'en souvient n'hésitez pas à commenter ;) C'était plus facile de m'identifier à elle parce qu'elle était plus proche de ma couleur de cheveux. Mais ça reste un idéal peu réaliste hein! En tout cas je me souviens bien de sa tenue, du diadème qui pouvait faire ceinture et de la veste qui pouvait faire haut "dos nu".



J'ai bien sûr eu la Barbie qui avait une robe couverte d'étoiles phosphorescentes! Eh oui, elle brillait dans le noir. C'était énorme à l'époque mais en dehors de ça elle n'avait rien d'extraordinaire.



J'avais une Barbie californienne avec sa visière, qui était accompagnée d'une mini BD. Je me souviens qu'elle était en plusieurs langues et qu'il y avait des indices pour trouver un trésor :



Elle travaillait je crois au "Surf 'n' Shop".


J'avais celle-là aussi. On pouvait la changer de sa tenue de femme d'affaires en tenue de soirée. Je me souviens surtout du costume en velours et de la petite valise. Il me semble que le chapeau était en plastique. En fait ça me rappelle que j'adorais quand les vêtements de poupées étaient réversibles. C'était le gros truc à l'époque.



Ah, Barbie "pêche". Le truc pour elle c'était son étole (enfin, je connaissais pas le mot à l'époque!) pouvait se porter de plein de manières différentes. Il y avait même un petit bouton pression pour l'attacher dans certaines positions. J'avais oublié mais je vois qu'il y avait une sorte de toupie qu'on pouvait tourner pour déterminer dans quelle position mettre l'étole. Je sais que j'aimais bien les bijoux en "diamant" et que je la trouvais plus âgée que les autres, plus classe peut-être.



Ca me fait rire de voir ça parce que je suis tout sauf sportive mais j'avais cette Barbie "gym tonic" avec son académique bleu-vert. Et les guêtres! Non en fait je la voyais plus comme une danseuse je crois.




Et enfin, ce n'est pas une Barbie mais une poupée Cathie (moi à l'époque je pensais que c'était Cathy, enfin dans ma tête je le visualisais avec un Y mais la marque c'est ie). C'était une de mes premières poupées, vers 5 ans je crois. Elle était grande et avait une mèche de cheveux qui pouvait s'allonger grâce à une mollette dans le dos. Elle avait cette combinaison digne de l'époque disco mais je lui mettais aussi cette robe beaucoup plus "Petite Maison dans la Prairie".




Sources :
http://www.cathie.fr/
http://www.poupees-bella.com/
et du temps perdu sur eBay


samedi 26 juillet 2008

Les séries les plus regrettées - Gilmore Girls

Il y a pas mal de séries dont je regrette l’annulation ou l’arrêt, mais elles ne me manquent pas toutes de la même façon. D’abord parce que certaines se sont arrêtées à temps (voire après leur temps) et qu’elles ont eu une bonne conclusion, comme Friends par exemple, et puis parce que certains univers manquent plus que d’autres et certains personnages sont plus attachants.

Gilmore Girls
Je réalise qu’à chaque fois que je pense à cette série, je suis nostalgique. Quand je vois un des acteurs, quand je vois Christiane Amanpour, quand j’entends parler de Yale, quand j’entends quelqu’un parler aussi vite que Lorelai, oh, quand j’entends la chanson Lorelei de Thiéfaine...

Plusieurs raisons à cela je pense :
-ici l’univers créé n’est pas une mythologie à proprement parler, pas de monstres ou d’extraterrestres – quoique, Kirk... – mais bien une vie quotidienne tout à fait crédible qui fait qu’on s’imaginerait bien déambuler dans les rues de Stars Hollow, aller boire son café chez Luke, faire ses courses chez Taylor et aller voir « Fifi Brin d’acier » au ciné-club.

C’est cette ville à dimension humaine qui manque, ainsi que ses habitants...

-les habitants complètement décalés ou complètement ordinaires qui étaient vraiment intégrés au décor et à la vie des Gilmore.

On pouvait voir Miss Patty prendre son petit déj’ à la table d’à côté même si elle n’avait pas vraiment d’importance dans l’épisode. Et puis Kirk et ses multiples carrières, Babette et ses chats, les disputes de Luke et Taylor...

-et l’autre particularité de Stars Hollow : les fêtes et autres festivals.
A chaque saison, chaque jour férié, chaque occasion, une fête. Un festival d’oeuvres d’art vivantes (comme dans Arrested Development !), un marathon de danse, une fête du tricot, une vente aux enchères de paniers de pique-nique...

Je ne connais pas suffisamment les petites villes américaines, vu qu’on voit plus souvent Los Angeles ou New York dans les séries d’habitude, donc je ne sais pas si c’est commun ou si c’est vraiment spécifique à Stars Hollow mais toujours est-il que ça contribue au charme de la ville.

-les dîners en famille du vendredi soir.

Rien ne remplacera ça. Même les dîners de famille des Walkers (Brothers & Sisters) n’atteignent pas le même niveau. Il y avait des tensions, il y avait des non-dits, un passé douloureux et des rancunes tenaces, l’obligation d’être là alors qu’on préfèrerait être ailleurs... Et pourtant ça aurait manqué si ça n’avait pas existé. Ne serait-ce que pour voir la tête de la nouvelle domestique qu’Emily a engagée d’une semaine à l’autre.

-les dialogues. On retient surtout la rapidité d’élocution des filles Gilmore qui fait que cette série était qualifiée de « bavarde » mais les dialogues étaient aussi bourrés de références « pop culture » voire culture tout court : cinéma, télé, musique mais aussi littérature, journalisme, politique... Et heureusement dans l’ensemble ça n’a pas été trop mal traduit en français... enfin dans les limites imposées aux adaptateurs évidemment.

-Jane Espenson a fait partie des scénaristes.

-Paris, Michel, Sookie, Lane...

Parfois sous-employés malheureusement mais c’étaient vraiment des personnages secondaires en relief et qui apportaient de l’humour même dans les situations les plus mélodramatiques pour les 2 héroïnes.

-des guests de choix et originaux : Madeleine Albright, Christiane Amanpour (le modèle de Rory), Paul Anka (également nom du chien de Lorelai), les Bangles, Carole King (qui chante aussi le générique), l’écrivain Norman Mailer, le groupe Sparks, de nombreuses apparitions de Sebastian Bach (chanteur du groupe de heavy-metal Skid Row)...

-c’est la série qui a fait découvrir (et c’est un mal ou un bien selon les cas) : Chad Michael Murray de One Tree Hill [Les Frères Scott], Jared Padalecki de Supernatural, Milo Ventimiglia de Heroes, Adam Brody de The OC [Newport Beach]...

-le talent de Lauren Graham évidemment.

Elle a toujours été oubliée par les Emmys alors qu’elle était aussi drôle que touchante et qu’elle a vraiment porté la série sur ses épaules pendant sept ans. Ca fait quelque temps qu’on parle de son retour à la télé et j’ai hâte de la revoir, à condition que ce soit un rôle à la hauteur. Le talent d’Alexis Bledel est beaucoup plus discutable mais il faut reconnaître que j’aurais du mal à imaginer qui que ce soit d’autre dans le rôle de Rory et que j’aurai toujours du mal à la voir elle dans un autre rôle (comme dans Sin City par exemple, Rory prostituée = non !)

-je ne me suis jamais lassée du générique. J’aime beaucoup Carole King de toute façon et la chanson avait le ton idéal pour la série.

-la nourriture et le café. J’ai rarement vu deux héroïnes de télé se goinfrer autant, tout en conservant la ligne évidemment. Etant toutes les deux de piètres cuisinières – ou alors deux flemmardes – elles mangeaient essentiellement du chinois, de l’indien, des pizzas qu’elles se faisaient livrer, ou des burgers-frites chez Luke... avec de la tarte en dessert. Et des muffins au petit déj’ avec leur sacrosaint café. S’il y a bien une chose qu’on retient des Gilmores après avoir vu les sept saisons c’est qu’elles sont aussi accros au café que le Dr. House à la vicodine !

Et je ne sais pas comment l’expliquer, mais tout ça fait partie de ce qui les rend attachantes. Ou c’est tout simplement qu’on aimerait toutes manger et boire la même chose sans grossir – mais sans être filiformes non plus heureusement.

-la relation mère-fille idéale ou presque. Si on fait exception des erreurs commises notamment dans la saison 6, Lorelai et Rory ont la relation mère-fille parfaite.

Elles sont complices tout en se respectant et la fille obéit en général à sa mère – il faut dire que Rory est loin d’être une ado terrible. C’est bien sûr dû à leur faible différence d’âge vu que Lorelai est tombée enceinte au lycée, et puis c’est sans doute aussi en grande partie pour ne pas reproduire la relation tendue qu’elle entretenait avec sa propre mère. Et le fait est que Lorelai et Rory se ressemblent beaucoup, elles ont à peu près les mêmes centres d’intérêt et partagent beaucoup. C’est d’ailleurs mis en relief même quand elles sont en froid et qu’elles se posent les mêmes questions chacune de son côté (avant le baptême des enfants de Sookie). Et puis contrairement à ce qu’on aurait pu redouter, les scénaristes ont réussi à maintenir leur relation fusionnelle même quand Rory est partie à la fac, par l’intermédiaire du téléphone. Ah, le coup de fil sur les aspirateurs en pré-générique !

-je n’ai même pas encore parlé de la relation Luke-Lorelai qui pourtant est un des fils rouges de la série. Les avis sont partagés à ce sujet et les rumeurs disent que les deux acteurs ne s’entendaient pas tellement et que c’est ce qui a poussé les scénaristes à séparer les personnages à un moment donné. Personnellement je les aime bien ensemble, mais je les aimais bien aussi quand ils n’étaient qu’amis. Donc à la limite ça ne m’aurait pas gênée s’ils étaient restés bons amis à la fin de la série.
Par contre je n’avais aucune envie de voir Lorelai avec Christopher. Certes on peut lui pardonner d’avoir été un père absent parce qu’il était jeune quand Rory est née, mais il a quand même eu largement le temps de grandir et de rattraper le temps perdu, ce qu’il n’a pas toujours fait. Ce n’est pas l’homme le plus stable qui soit et pour moi Lorelai faisait un pas en arrière en étant avec lui. Alors peut-être qu’en fait la seule erreur des scénaristes aura été, comme souvent, de mettre les deux personnages-phares ensemble trop tôt. Ca aurait pu n’arriver qu’à la fin et ça aurait évité tous ces aléas. Mais bon voir Luke subir tous les hommes que Lorelai aurait eus dans sa vie pendant sept saisons... ça aurait fait long quand même !

Je ne pensais pas en écrire autant sur une seule série mais ça ne fait que me prouver que ça me manque vraiment. C’est peut-être aussi le fait que je l’aie découverte sur le tard et que j’aie donc regardé plusieurs saisons en peu de temps qui m’a immergée encore plus dans ce monde.

J’en profite puisque j’ai parlé du 2ème GG (le 3ème étant Gossip Girl) pour parler du 1er GG, Golden Girls [Les Craquantes]. J’ai été très triste de la disparition d’Estelle Getty cette semaine, qui jouait le rôle de Sophia dans la série.

J’aimerais bien revoir cette série d’ailleurs, qui est une des premières que j’ai pu voir en VO grâce à l’émission Continentales sur France 3, avec The Twilight Zone et One Foot in the Grave. Je pense à cette série à chaque fois que je mange un cheesecake. Ca fait peur quand des héros de séries de notre enfance/adolescence commencent à disparaître et cette année décidément il y a beaucoup de disparitions à déplorer notamment chez les Américains :
Heath Ledger évidemment, Brad Renfro dont on a moins parlé, Sydney Pollack, Anthony Minghella, Suzanne Pleshette, Elizabeth Spriggs (Raison & Sentiments, Harry Potter...), George Carlin qui était l’un des humoristes les plus importants de sa génération, j’en oublie sans doute.
Il me manque le temps où je ne connaissais pas la moitié des personnalités qui mouraient parce qu’elles avaient été célèbres avant ma naissance. Sans déconner, même l’acteur qui incarnait Bozo le Clown vient de mourir. Enfin bref.

Pour ne pas finir sur une note triste euh... The Hammer is my Penis. Voilà :)